Le facteur de risque sur le marché du Forex

Le facteur de risque dans le trading des devises (forex)

Pourquoi la parité EUR/USD baisse alors que les chiffres économiques américains sont en baisse ?

En voilà bien une problématique. En théorie si les chiffres économiques d’un pays sont en train de baisser cela devrait entraîner une dévaluation de sa monnaie.

Seulement voilà, nous ne sommes pas en temps normal, l’environnement économique dans lequel nos pays évoluent est bien plus compliqué que ça et a surtout subi quelques traumatismes. Le marché a pour ainsi dire, une psychologie, car derrière les machines de l’économie se cachent des hommes, et oui.

Voici une explication de deux phénomènes en jeu dans cette réflexion, aussi connu comme “l’aversion au risque” ou encore “l’appétit du risque“.

Pour simplifier les choses, depuis que la grande crise financière a éclaté à l’automne 2008, les marchés ont connu beaucoup de périodes que l’on pourrait qualifier d’exceptionnelles. L’été de cette même année a englobé une crise graduelle de la dette européenne se rapprochant de son dénouement, un déclassement sans précédent de la note des Etats-Unis, ainsi que des craintes d’une récession mondiale. C’est durant cette période que des phénomènes anormaux se sont produit, c’est à ce moment là que l’on a vu apparaître en quelque sorte un nouveau mode d’évolution économique.

Les indicateurs américains ouvrent la voie

En temps normal, le dollar, contre toute autre devise, monte sur les bons chiffres économiques et baisse sur les mauvais. Cela peut concerner par exemple le taux de chômage, l’indice de construction ou encore le PIB de la population.

Dans les périodes d´instabilité, le monde se tourne toujours vers les Etats-Unis pour tenter d’observer des signes de la tendance économique mondiale. Les Etats-Unis sont encore considéré comme la locomotive de la croissance mondiale et aussi très impliqués dans les problèmes mondiaux, même si l´attention se déplace de plsu en plus vers l’Extrême-Orient, et plus particulièrement la Chine. Cette zone du monde devient en effet de plus en plus puissante et influente dans les échanges économiques.

En plus de fournir des indications avant coureur sur l´état économique du monde, les Etats-Unis sont également toujours considéré comme un pari plus sûr que de nombreux autres pays développés, même si les chiffres de ceux-ci sont excellents, car le dollar a été et reste encore aujourd’hui une monnaie très forte, de par l’importance du pays sur de nombreux niveaux.

Donc, si les Etats-Unis communiquent de mauvais chiffres économiques, la peur globale augmente, et le dollar est recherchée comme une monnaie refuge. C’est ce qu’on appelle “l’aversion au risque”. Paradoxalement les Etats-Unis fournissent les principaux indicateurs mais le dollar n’est certainement pas le leader en tant que monnaie «refuge».

Devises sûres et devises qui ne le sont pas

Le Franc Suisse

Le franc suisse (CHF) est à la pointe: il est basé sur une excellente économie et possède un système bancaire solide. Il a temporairement perdu ce rôle pendant la crise financière, mais il est revenu en force et est inégalé aujourd’hui.

Le Yen japonais

La deuxième place va au yen japonais (JPY): ici, le tableau est différent: l’économie est en difficulté et le Japon a une montagne de dettes. Pourtant, le Yen reste considéré comme très solide.

Le dollar Australien et Néo-Zélandais

Australie (AUD) et Nouvelle-Zélande (NZD) sont de l’autre côté du spectre: les deux pays ont des économies solides. L’Australie a une solide notation AAA. Néanmoins, la faiblesse des chiffres américains = danger pour la croissance mondiale = AUD et le NZD sont vendus.

Le dollar canadien

Le dollar canadien (CAD) est également dans la même position, mais c´est plus par le fait de sa dépendance directe sur les États-Unis. Un affaiblissement des Etats-Unis = affecte le Canada = affaiblit le CAD.

L’Euro

L’euro (EUR) est également dans le panier des monnaies à risque, mais est moins affecté aujourd’hui par le fait de la faiblesse des indicateurs américains, que par ses propres ennuis internet et par son programme de création de monnaie.

La livre britannique

La livre britannique (GBP) tente de se faufiler hors du profile des monnaies à risque, avec des plans rigoureux pour réduire les déficits, même si elle a encore tendance à s’affaiblir sur des mauvais chiffres américains.

Qu’est-ce qui se passe quand les chiffres américains sont bons?

En ces jours, c’est le contraire qui arrive: le dollar américain se renforce face au yen et au franc suisse, tandis qu’il perd du terrain face aux autres monnaies. C’est ce qu’on appelle “l´appetit du risque”. Pour faire simple les investisseurs s’emballent un peu, se mettent à avoir confiance de nouveau dans le dollar, la monnaie à l’histoire souveraine.

Mais ce phénomène d’appétit pour le risque est plus limité que l’aversion. Pourquoi?

Car quand une série d´indicateurs américains positifs sont publiés, ou lorsque les surprises positives sont importantes, nous revenons vers une sorte de retour à la “normale”, où le monde est plus stable, reprend les bases du passé, et possède même des perspectives de croissance solide, du coup on investit.

En espérant que cette version simplifiée d’un des fonctionnement du marché des changes vous a plue, je vous invite à participer à la discussion en laissant vos commentaires en bas de page.

Si vous souhaitez vous rendre compte de l’influence des évènements économiques sur le cours des paires de monnaie, nous vous conseillons d’ouvrir un Compte de démonstration chez ACM et de vous familiariser avec le trading du Forex.